Topographie

Topographie

Le module Topographie de Kea.Polaris (anciennement Strada Polaris) est la solution pour tout ce qui concerne l’acquisition de données topographiques en provenance de carnets électroniques, stations totales, GPS et carnets encodés manuellement. Les carnets supportés actuellement sont : Leica, Sokkia, Topcon, Geodimeter Trimble, Zeiss… Notre mission inclut le support de tous les carnets de terrain du marché. Le logiciel est donc remis continuellement à jour pour supporter les nouveaux modèles, s’adapter à des nouvelles possibilités dans les formats existants et intégrer de nouvelles fonctionnalités.

Géocodification

Le dessin peut être réalisé sur le terrain. Des codes de nature et de fonction peuvent être donnés sur le terrain et seront transformés en un dessin de situation existant quasi parfait.

Ces codes fonctionnels permettent entre autres : rotation et mise à échelle d’objets ponctuels ; mesure de points inaccessibles ; décalage orthogonal, projection, intersection ; mesures d’objets en hauteur ou enterrés ; plusieurs lignes par le même point ; mesure simultanée possible de plusieurs lignes de même code ; continuité des lignes sur plusieurs stations ; amorce des limites de propriété perpendiculairement aux alignements de façades

Près de 100 codes fonctionnels sont disponibles. Une vingtaine permet de résoudre 95% des situations rencontrées. Le reste correspond à des demandes spécifiques.

Il existe aussi des macros de codes fonctionnels qui sont un raccourci pratique pour des séquences de codes fonctionnels utilisées de manière répétitive.

Calcul de la polygonale

Utilisation systématique de la méthode des moindres carrés qui permet de résoudre tous les cas classiques et non classiques de la topométrie. Une analyse d’erreurs est réalisée par le calcul des résidus normés ; analyse de la fiabilité grâce à l’indicateur de redondance ; ellipses d’erreurs (XY) et intervalles de confiance (Z)

  • Points de détails : rayonnement, XYZ, carnet orthogonal, levé par intersection de directions, de distances, alignement, cheminement orthogonal
  • Analyse des points mesurés plusieurs fois : calcul des moyennes et des écarts ; possibilité de neutraliser l’une ou l’autre mesure
  • Intersection spatiale (à partir des données de carnet électronique entre autres) ; application au levé de façades
  • Noms de points : alphanumérique jusque 31 caractères.

Systèmes de coordonnées

Les géomètres doivent souvent concilier des données issues de plusieurs systèmes de coordonnées (système local, Lambert, UTM, …) lors de l’échange de fichiers. Kea gère cela de manière très simple :

    • On définit d’abord quel est le système natif de l’étude (tous les systèmes de Belgique, France et DOM-TOM sont supportés).

    • Si le système natif est local (cas d’un levé topographique avec des coordonnées de stations arbitraires), il faudra définir une ‘transformation de Helmert’ permettant la conversion vers un système officiel. Il faut pour cela disposer, pour au moins deux points, des coordonnées à la fois en local et en système officiel (GPS par ex.).

    • Sous la fenêtre de dessin, la liste des systèmes permet de sélectionner le système actif, ce qui provoque le déplacement quasi immédiat du dessin ; déplacement virtuel en fait, car les entités restent dans le système natif, il s’agit d’une technique d’affichage propre à Kea (*). Toutes les cotes XY et les tableaux de coordonnées sont mis à jour. Si le passage d’un système à l’autre provoque une rotation du dessin, on peut en option annuler cette rotation.

    • Lors d’un import, on indique quel est le système du fichier importé, il sera converti dans le système natif. Si le système importé est local, on définira une transformation de Helmert comme décrit ci-dessus.

Choix du système actif dans la fenêtre de dessin.
Définition du système natif (local) et d’un système utilisateur effectuant la conversion en Lambert.
  • Lors d’un export, ce sont les coordonnées du système actif qui seront exportées.
  • (*) Si on souhaite déplacer réellement le dessin vers un autre système, on utilisera l’outil ‘Transformation de coordonnées’ qui effectue une transformation de Helmert ou affine.

Nuages de points

Les nouvelles technologies de levé de terrain (scanner 3D, photogrammétrie aérienne) génèrent des ‘nuages de points’ comptant jusqu’à plusieurs dizaines de millions de points.

  • Kea importe la plupart des formats de fichiers : xyz, asc, las, laz, modèles 3D (obj, ply, …), fichiers texte ou Excel. 
  • Le nuage est importé dans le dessin comme un bloc indivisible, mais zoomer dessus fait apparaitre ses points individuels, sur lesquels on peut s’accrocher pour effectuer des mesures de distances ou surfaces, créer des lignes passant par ces points, … 
  • On peut créer un mnt sur tout ou partie du nuage. Ainsi un de nos clients calcule le volume de tas de terre par photogrammétrie : un 1er nuage correspond au terrain nu, un 2nd au terrain avec tas ; pour chaque nuage il génère un mnt, puis calcule la cubature entre les 2 mnt. Noter cependant que le calcul de mnt ne peut se faire au-delà d’environ 2 millions de points. Il peut être utile d’échantillonner le nuage afin de réduire le nombre de points, tout en gardant une densité de points élevée là où le z varie, afin de conserver une image fidèle du relief. Kea dispose d’un échantillonneur intégré.
Le même nuage en 3D (via CloudCompare)
Nuage affiché dans la fenêtre Kéa. Le gradient de couleur représente la variation du Z
  • Les nuages sont en général fournis avec des orthophotos : vues aériennes du terrain, ou, dans le cas d’un scanner 3D, les façades d’un bâtiment par exemple. Kea peut afficher ces images, et lire leurs informations de géoréférencement pour les positionner automatiquement. Les fichiers de calage propres aux scanners Trimble sont reconnus.
  • On peut avant import obtenir un preview 2D et 3D du nuage. Bien que Kea dispose d’un viewer 3D intégré, il est limité à quelques millions de points, c’est pourquoi nous préférons confier cette tâche à un viewer externe de votre choix qui sera lancé par Kea.