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Lancom rejoint la famille Rohde & Schwarz : une nouvelle ère pour la marque

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Lancom rejoint la famille Rohde & Schwarz : naissance de Rohde & Schwarz Networks and Cybersecurity (RSNC)

Le rapprochement entre Lancom Systems et Rohde & Schwarz Cybersecurity marque un tournant enthousiasmant pour l’écosystème réseau européen. Les deux entités, historiquement filiales d’un même groupe bavarois, cessent d’avancer en parallèle pour former une structure unique : Rohde & Schwarz Networks and Cybersecurity (RSNC). L’objectif est limpide : réunir, sous un même toit, des compétences de réseau, de chiffrement et de cybersécurité afin d’offrir des solutions plus cohérentes, plus souveraines et plus simples à déployer.

Sur le terrain, cette transformation répond à une réalité souvent vécue par les DSI : jusqu’ici, les sujets réseau et sécurité pouvaient nécessiter des interlocuteurs distincts, avec des cycles de décision et des calendriers parfois désynchronisés. RSNC assume la volonté de réduire cette friction. Un client qui cherche à sécuriser une interconnexion de sites, à segmenter un LAN, à durcir un accès distant ou à maîtriser un déploiement cloud n’a plus vocation à jongler entre plusieurs points d’entrée. Cette promesse de lisibilité et d’efficacité devient un argument majeur, surtout lorsque les équipes informatiques doivent faire plus vite, avec des budgets sous tension.

La nouvelle n’efface pas Lancom de la carte, bien au contraire. La marque conserve une valeur forte dans le channel et chez les intégrateurs : elle devient une marque de produits au sein d’un ensemble plus vaste. Ce choix est stratégique : il protège la notoriété acquise sur des gammes comme les routeurs, les switches, les pare-feu et les briques de gestion, tout en permettant d’ajouter une signature plus globale. Un rebranding léger est envisagé, notamment via l’apparition du logo Rohde & Schwarz sur les équipements, tandis que Lancom s’affiche comme label produit. 🔎

Pour matérialiser le changement, un point de calendrier s’impose : la fusion prend effet au 1er juillet 2026, ce qui laisse entendre une bascule organisée, avec des chantiers d’alignement commercial, de support et de portefeuille. Cette temporalité compte : elle évite l’improvisation et donne au channel un repère clair pour préparer ses catalogues, ses offres packagées et ses parcours de certification.

Ce mouvement se lit aussi comme un signal envoyé au marché : l’Europe veut des offres réseau et cyber “engineered in Germany”, capables de répondre à des exigences de conformité et de résilience renforcées. Le sujet rappelle la montée en puissance, dans les directions IT, de modèles convergents mêlant connectivité et protection, à l’image des approches SASE et des architectures orientées services. Pour suivre ces tendances, un détour utile existe via un éclairage sur l’accélération du SASE, tant ce type de convergence influence les décisions d’achat et les cahiers des charges.

La suite logique consiste à comprendre ce qui motive une telle intégration au-delà de la communication : RSNC s’appuie sur trois moteurs concrets, entre simplification, transfert technologique et expansion géographique. ⚙️

Trois moteurs stratégiques : relation client, transfert technologique et expansion internationale

Les raisons qui poussent à réunir Lancom Systems et Rohde & Schwarz Cybersecurity s’articulent autour d’un triptyque particulièrement lisible. Le premier moteur, et sans doute le plus immédiatement perceptible, concerne la relation client. Quand un grand compte, une administration ou un opérateur d’infrastructure critique pilote des projets multi-sites, la multiplication des contacts ralentit tout : expression de besoin, cadrage, POC, contractualisation, puis support. RSNC met en avant l’idée d’un interlocuteur unifié : un bénéfice très concret pour les organisations qui veulent raccourcir leurs cycles de décision et limiter les angles morts entre réseau et sécurité.

Le deuxième moteur touche à la substance technologique. Lancom s’est construit une légitimité forte dans les équipements et le pilotage réseau, tandis que Rohde & Schwarz Cybersecurity s’est imposé sur des sujets de chiffrement et de protection associée à des contextes exigeants. La convergence permet de transformer une complémentarité “sur le papier” en briques intégrées “sur le terrain”. Un exemple typique : la sécurisation des flux sur des infrastructures sensibles ne se limite plus à “ajouter” une couche de sécurité après coup ; elle devient une propriété de l’architecture elle-même, pensée dès la conception des interconnexions, des tunnels et des politiques.

Cette logique d’intégration n’est pas abstraite. RSNC annonce une ambition autour de pare-feu dont le chiffrement s’adapte à des usages spécifiques, notamment sur des scénarios de fibre noire et des mécanismes liés au Transport Layer 2. Ce type de formulation parle aux environnements où la latence, la stabilité des liens et la maîtrise de bout en bout sont non négociables : interconnexions de datacenters, réseaux industriels, sites de défense, ou encore infrastructures publiques. 🔐

Le troisième moteur relève de l’échelle : Lancom avait une empreinte très européenne, tandis que le groupe Rohde & Schwarz opère à l’international, avec une présence annoncée dans près de 70 pays. La fusion agit alors comme une rampe de lancement. Non pas pour diluer les spécificités, mais pour rendre le portefeuille plus accessible à des marchés où la marque “groupe” ouvre des portes, notamment quand il faut rassurer sur la capacité à livrer, supporter, certifier et accompagner sur la durée.

Cette expansion se comprend aussi au regard du contexte géopolitique : les tensions internationales accélèrent la demande en souveraineté, en résilience et en capacité de contrôle des dépendances. Les appels d’offres valorisent davantage la transparence sur la chaîne d’approvisionnement, la provenance des composants et la gouvernance des mises à jour. Dans ce paysage, RSNC se positionne comme une réponse structurée, qui rassemble des expertises auparavant réparties.

Pour rendre ces trois moteurs plus tangibles, voici une synthèse opérationnelle des effets attendus sur un projet type, par exemple la modernisation réseau d’une collectivité ou d’un industriel multi-sites :

Levier 🎯 Avant la fusion Avec RSNC 🚀
Parcours client 🤝 Interlocuteurs multiples selon les sujets Point d’entrée unifié et coordination renforcée
Technologie 🔐 Complémentarité parfois assemblée au cas par cas Intégration réseau + chiffrement dans des offres cohérentes
Déploiement international 🌍 Rayonnement surtout européen Accès facilité à de nouveaux marchés via l’envergure du groupe
Exigences souveraines 🛡️ Réponses fragmentées selon les briques Portefeuille aligné sur conformité, résilience et contrôle

La logique est implacable : quand les cycles d’attaque se raccourcissent et que les surfaces d’exposition s’élargissent, il devient vital de réduire les ruptures entre “connecter” et “protéger”. Le chapitre suivant s’intéresse au cœur battant de cette mutation : le channel, dont la continuité est présentée comme une priorité, avec un accent assumé sur la France. 🇫🇷

Le channel au centre : continuité Lancom, élargissement partenaires et priorité au marché français

Dans une fusion de cette ampleur, le sort du channel est souvent la première inquiétude : changements de programmes partenaires, incertitudes sur la distribution, modification des remises, ou encore déplacement des priorités commerciales. RSNC prend le contre-pied en mettant en avant une notion clé : la continuité de ce qui faisait la force de Lancom sur le terrain. Les activités historiquement portées par Lancom côté distribution et partenaires sont annoncées comme maintenues, avec l’idée que les revendeurs et intégrateurs existants deviennent la base de déploiement du nouvel ensemble.

Ce choix est logique : le réseau de partenaires ne se remplace pas en claquant des doigts. Il est fait d’habitudes de collaboration, d’expertise sur les gammes, de réflexes d’avant-vente, et d’une proximité avec les clients finaux. Le message envoyé est donc rassurant : le channel Lancom ne perd pas sa valeur, il gagne une perspective d’accès à une liste élargie de produits, en particulier ceux historiquement associés à Rohde & Schwarz Cybersecurity.

Le marché français apparaît comme un axe prioritaire. RSNC indique la mise en place d’une cellule française intégrée à l’équipe Rohde & Schwarz déjà présente, avec une mission de proximité : channel, clients et produits. Cette organisation locale compte, car elle conditionne la vitesse de réponse sur des sujets très concrets : disponibilité, RMA, accompagnement sur les dossiers publics, support avant-vente, et animation technique. 🧩

Pour illustrer, imaginons un cas d’école : une ETI industrielle, “Ateliers du Rhône”, déploie une segmentation réseau pour isoler ses lignes de production, tout en préparant un accès distant pour ses prestataires de maintenance. Avant, l’intégrateur devait parfois arbitrer entre des briques de sécurité et des choix d’infrastructure, avec des compatibilités vérifiées tardivement. Avec RSNC, la promesse est de proposer des architectures plus “alignées”, où les politiques de chiffrement, de filtrage et de supervision s’imbriquent naturellement dans la topologie. La valeur pour l’intégrateur est immédiate : moins de surprises en intégration, plus de clarté dans le design, et des offres packagées plus faciles à défendre.

L’autre élément marquant concerne l’élargissement du réseau de partenaires, avec un ciblage de profils complémentaires :

  • 🧠 MSSP capables de porter des services managés (supervision, détection, réponse à incident) autour des équipements et des consoles
  • 🧩 Intégrateurs spécialisés multi-sites, capables de standardiser des déploiements pour des organisations distribuées
  • 🏛️ Partenaires du secteur public rompus aux marchés, aux contraintes de conformité et à la traçabilité
  • 🏭 Spécialistes OT pour connecter des environnements industriels sans fragiliser la production
  • 🛡️ Acteurs défense et sécurité habitués aux exigences de durcissement et aux architectures sensibles

Cette ouverture s’accompagne toutefois d’un critère assumé et particulièrement différenciant : la volonté de bâtir un écosystème de partenaires à origine européenne. L’intention est de réduire les “portes ouvertes” à des influences extérieures, en cohérence avec une vision de catalyseur technologique européen. Le positionnement est ambitieux, et il résonne avec la manière dont les entreprises reconsidèrent l’autorité et la gouvernance dans leurs décisions IT, un angle intéressant à rapprocher de l’évolution des modèles d’autorité et de pilotage dans les organisations.

Pour les partenaires, l’enjeu devient alors double : capitaliser sur une base installée Lancom tout en se formant aux briques de chiffrement et aux scénarios souverains. La prochaine étape est donc d’examiner ce que cette fusion change concrètement dans les offres : architectures intégrées, cloud management européen et promesse de sécurité “de bout en bout”.

Offres intégrées et cloud management européen : vers des architectures réseau + cybersécurité plus souveraines

La création de RSNC ne se résume pas à une consolidation administrative ; elle porte une ambition produit très lisible : proposer des offres intégrées où la connectivité, la gestion centralisée et la sécurité sont pensées comme un tout. Cette approche parle particulièrement aux organisations qui cherchent à harmoniser leurs environnements hybrides : sites physiques, datacenters, cloud, télétravail, et parfois même des segments OT. À mesure que les infrastructures deviennent composites, la cohérence d’ensemble devient la première ligne de défense.

Le fil conducteur est celui d’un cloud management européen. Derrière l’expression, une promesse : garder la maîtrise de la gouvernance, des journaux, des politiques et des configurations, sans dépendre d’une chaîne décisionnelle éloignée ou de règles extraterritoriales. Pour un DSI d’hôpital, une métropole ou un opérateur d’énergie, le sujet n’est plus seulement technique ; il devient stratégique. Qui a accès à quoi ? Où sont traitées les données de gestion ? Quel est le régime de mise à jour ? Quelles garanties contractuelles ?

Pour rendre ces questions concrètes, un scénario simple suffit : une collectivité gère des dizaines de sites (écoles, mairies annexes, médiathèques) et veut standardiser son réseau, tout en appliquant des politiques homogènes de filtrage et de chiffrement. Une console de gestion cloud bien conçue permet de pousser des configurations, de surveiller la conformité, d’orchestrer des mises à jour, et d’avoir une visibilité sur les incidents. Le bénéfice est immédiat : moins de déplacements, une meilleure réactivité, et une posture de sécurité plus constante. ✅

Le rapprochement avec une expertise chiffrement renforce ce modèle, car la gestion centralisée n’est pertinente que si les flux et les accès sont maîtrisés. Dans les environnements les plus sensibles, la sécurité ne peut pas être une surcouche fragile : elle doit être un mécanisme intégré, testé, auditable. La mention d’objectifs liés à des pare-feu supportant des modes de chiffrement adaptés à des contextes spécifiques illustre cette volonté d’aller au-delà du “standard générique”.

Dans cette dynamique, les décideurs comparent souvent RSNC à d’autres tendances du marché, notamment la montée de l’automatisation et de l’IA dans l’exploitation des systèmes. Sans confondre les sujets, il devient pertinent d’observer comment des éditeurs structurent leurs réseaux d’information pour accélérer la détection d’anomalies et la prise de décision. À ce titre, un exemple d’approche autour du réseau et de l’intelligence artificielle aide à comprendre pourquoi la gestion centralisée et l’exploitation des signaux (logs, événements, changements de configuration) deviennent des axes compétitifs.

Une vidéo permet aussi de se projeter dans la vision du nouvel ensemble et dans l’orientation “networking + cybersecurity” que l’industrie est en train d’adopter :

Ce mouvement s’accompagne d’une pression accrue sur la robustesse opérationnelle : le réseau doit rester disponible, même sous attaque ou en cas d’incident de configuration. La résilience devient donc un critère d’achat aussi important que la performance pure. Et c’est là qu’un acteur issu du monde des environnements exigeants (sécurité, défense, infrastructures critiques) peut marquer des points : en apportant une culture de la preuve, de la conformité et du durcissement.

Ce nouveau périmètre RSNC s’adresse clairement à des segments à forte criticité. La section suivante explore précisément ces verticales (entreprises, secteur public, infrastructures critiques) et montre comment la fusion peut se traduire en projets concrets, avec des exigences de souveraineté et des critères partenaires stricts.

Entreprises, secteur public, infrastructures critiques : cas d’usage et exigences de souveraineté renforcées

Le ciblage annoncé par RSNC est clair et particulièrement stimulant : entreprises, secteur public, infrastructures critiques, ainsi que les univers sécurité et défense. Ces marchés ont un point commun : ils n’achètent pas seulement une “boîte” ou une licence, ils achètent une capacité à tenir dans la durée, avec des exigences de conformité, de traçabilité et de continuité d’activité. La fusion prend ici tout son sens, car elle aligne des briques qui, isolées, répondent partiellement au besoin, mais qui, combinées, peuvent former un socle cohérent.

Dans une grande entreprise multi-sites, la première attente est la standardisation. Un réseau hétérogène, construit par strates, finit par coûter cher : multiplicité des consoles, des contrats, des procédures d’incident, et des niveaux de sécurité variables selon les sites. RSNC peut proposer une trajectoire plus simple : unifier l’exploitation, harmoniser les politiques, et intégrer le chiffrement comme élément natif de la connectivité. Le gain n’est pas seulement financier ; il est aussi organisationnel, car il réduit les zones grises entre équipes réseau et équipes sécurité. 🤝

Dans le secteur public, les enjeux se déplacent : conformité, souveraineté, et capacité à répondre à des audits. L’exigence d’un écosystème européen prend alors un relief particulier. Les collectivités et administrations veulent minimiser les risques d’influence externe, tout en gardant une capacité de support de proximité. La promesse d’une cellule locale dédiée au marché français s’inscrit dans cette logique : sans proximité opérationnelle, les dossiers publics s’enlisent, car les délais et la rigueur documentaire sont rarement compatibles avec une organisation trop distante.

Pour les infrastructures critiques, la question la plus simple est souvent la plus dure : “Que se passe-t-il le jour où ça tombe ?” Une architecture robuste doit continuer à fonctionner en mode dégradé, isoler rapidement un segment compromis, et conserver une visibilité suffisante pour diagnostiquer. Là encore, la convergence réseau + cybersécurité est déterminante : la segmentation, le filtrage, l’authentification et le chiffrement doivent être orchestrés. Un pare-feu très performant, mal intégré à la topologie, devient un goulot d’étranglement ; à l’inverse, un réseau très rapide mais faiblement contrôlé devient une autoroute pour un attaquant.

Le critère “partenaires d’origine européenne” agit comme un filtre fort. Il ne s’agit pas d’un slogan : cela impose une discipline de sélection, notamment pour les intégrateurs OT et les prestataires de sécurité managée. Ce cadre peut favoriser la création d’un “club” de compétences en Europe, où les méthodes, les certifications et les pratiques s’alignent. Dans un marché où la confiance est une monnaie, cette structuration a un potentiel de différenciation significatif. 🏰

Pour illustrer la mise en œuvre, reprenons “Ateliers du Rhône” : l’entreprise décide de confier à un MSSP européen la supervision des événements et la gestion des mises à jour, tout en gardant l’architecture réseau sous contrôle interne. Le partenaire déploie une politique de segmentation stricte entre IT et OT, chiffre les flux inter-sites, et met en place des tableaux de bord pour la direction. Résultat : le RSSI obtient une meilleure traçabilité, l’équipe production réduit les arrêts non planifiés, et la direction générale voit plus clairement la réduction du risque. Un projet “infrastructure” devient un projet “résilience”.

Une seconde vidéo, orientée sur la convergence réseau et cybersécurité, aide à comprendre pourquoi ces marchés basculent vers des offres intégrées et des partenaires capables d’opérer à grande échelle :

Enfin, cette fusion a aussi une conséquence très concrète : la façon dont les partenaires vont packager des offres et construire des services autour des produits. Les distributeurs et agrégateurs de solutions ont ici un rôle d’accélérateur, en facilitant les bundles, la formation et la mise à disposition de briques complémentaires. Pour prendre la mesure de ce rôle, un exemple de structuration de solutions pour partenaires éclaire la manière dont le channel peut industrialiser des parcours, au-delà de la simple revente.

Ce qui se dessine, c’est une nouvelle équation : des architectures plus intégrées, un écosystème resserré, et une ambition européenne assumée. L’insight final est net : la souveraineté n’est plus une option marketing, c’est un critère d’architecture. 🔥

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